PROBEE

Impact des probiotiques sur la résistance au varroa et la santé des colonies d’abeilles domestiques

Enjeux

L’acarien parasite Varroa destructor constitue une menace permanente pour les colonies d’abeilles domestiques et une préoccupation majeure pour les apiculteurs. Plusieurs traitements sont disponibles pour lutter contre le Varroa. Cependant, ils comportent des risques de contamination des produits de la ruche, peuvent affecter la santé des abeilles et ne sont pas efficaces à 100 %. Il est donc primordial de compléter ces méthodes de lutte en apportant aux abeilles les moyens naturels de renforcer leur système immunitaire, leur santé et leur capacité à résister aux parasites, comme Varroa, afin de préserver une apiculture durable.

Objectifs

L’objectif du projet PROBEE, piloté par Cédric Alaux (INRA Avignon/UMT PrADE) est donc de tester l’effet de l’apport de probiotiques[1] à base de bactéries d’acide lactique (élément majeur de la flore intestinale des abeilles) sur l’état sanitaire des abeilles et des colonies, notamment sur leur résistance au Varroa.

 

[1] Définition de l’OMS et l’ONU de probiotiques : « microorganismes vivants qui, lorsqu’ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé de l’hôte, au-delà des effets nutritionnels traditionnels ».

Description

© ADAPI
© ADAPI

Pour cela les apports en probiotiques, produits et développés par l’Université de Lund (Suède), seront réalisés sur deux lots de ruches : soit dans le courant de la saison, soit pour préparer la mise en hivernage, en comparaison avec un troisième lot ne recevant pas de probiotiques. Deux cas de figure seront considérés : un rucher traité en conventionnel et un autre selon des pratiques de traitement AB, dans l’hypothèse où les acides organiques peuvent avoir un effet sur la flore intestinale des abeilles.

L’ITSAP-Institut de l’abeille est en charge de la mise en œuvre des expérimentations et concède leur réalisation à l’ADAPI (obtention des ruchers, application des traitements), les deux organismes étant impliqué dans le suivi des colonies et les prélèvements. Les analyses pathologiques, physiologiques et transcriptomiques seront réalisées par l’INRA (UR 406 Avignon) qui coordonne le projet.

Dernière mise à jour

2014-07-29 12:03:57

L'expertise technique et scientifique

au service de la filière apicole