Implications des Associations de développement apicole (ADA) sur la thématique sanitaire

Julien Vallon (ITSAP-Institut de l’abeille), Elodie Colombo (ADA France) et Axel Decourtye (ITSAP)

Depuis la fin des années 80, les apiculteurs professionnels ont créé des structures, les Associations régionales de Développement de l’Apiculture (ADA) pour leur apporter un accompagnement technique spécifique sur les enjeux prioritaires régionaux. A l’heure où il est question de réorganiser le réseau sanitaire, il nous a semblé important de recenser les actions des ADA sur le volet sanitaire, à savoir les travaux visant à comprendre les problèmes de santé chez les colonies ou à apporter aux apiculteurs des solutions pour réduire ces problèmes. Parmi les enjeux sanitaires investis par les ADA, nous retrouvons logiquement la maîtrise de l’infestation par Varroa et la recherche de nouveaux moyens de lutte. En effet, la maîtrise de Varroa est souvent jugée insatisfaisante avec les moyens mis en œuvre actuellement. L’accompagnement des apiculteurs touchés par une mortalité massive ou un affaiblissement des colonies est également une tâche réalisée par plusieurs ADA. Par ces actions, les ADA comptent aujourd’hui parmi les acteurs du secteur sanitaire en apiculture. Leurs actions viennent compléter celles mises en œuvre par les Groupements de défense sanitaire en apiculture (sections apicoles des GDS et GDS apicoles) et les Organismes à Vocation Sanitaire (OVS) en charge de l’organisation de la lutte collective contre Varroa sur le territoire national.

Identifier les facteurs de risque de la mortalité de colonies et de leur baisse de production

Certains projets, où les ADA sont porteuses ou partenaires, visent à mieux comprendre les facteurs influençant de manière positive ou négative la survie des colonies , et leurs performances lors d’une miellée . Les ruchers suivis appartiennent alors à des apiculteurs professionnels, permettant de se placer dans des conditions réelles. De telles approches sont complexes car elles nécessitent de prendre en compte les interactions entre les facteurs d’influence (pesticides, bio agresseurs, ressources, historique des colonies), et ce parfois durant toute la saison. Mais étant donné le coût d’analyses des résidus de pesticides, des virus ou autres agents infectieux, ou encore des pollens, il est rare que tous ces facteurs soient considérés dans le même projet. La survie ou les performances des colonies étant très variables selon la saison, ces projets sont menés sur plusieurs années et ils demandent un long temps d’analyse (entre 4 et 6 mois). Ces projets se font avec des partenaires scientifiques et techniques de l’UMT Prade, l’ITSAP-Institut de l’abeille et l’INRA, souvent chargés de la structuration des jeux de données et des analyses statistiques.

Ces projets ont permis d’identifier les principaux facteurs de risque pour la mortalité hivernale des colonies (manque de réserves alimentaires et plus de 1,5 Varroa pour 100 abeilles à l’automne), et pour la baisse de production de miel (couvain fermé réduit, plus de 3 varroa pour 100 abeilles au début de la miellée de lavande).

Développer, expérimenter des méthodes et les diffuser

Les apiculteurs constatent régulièrement des affaiblissements de colonies et y voient la cause principale des pertes de productivité mais aussi des difficultés à maintenir ou développer un cheptel performant. La méthode Coleval (pour Colony evaluation) a été développée afin d’objectiver l’état d’une colonie à un instant donné : elle permet à un opérateur de se former pour estimer visuellement les quantités d’abeilles, de couvains (ouvert et fermé) et de réserves (miel et pollen) d’une ruche selon leur pourcentage d’occupation sur chaque face de tous les cadres. Sa mise en œuvre ne nécessite pas de matériel de mesure spécifique et quelques minutes par ruche suffisent pour la décrire. Coleval permet de décrire les colonies à un moment donné ou leur dynamique de développement selon des conditions spécifiques. Ainsi la méthode est aujourd’hui employée en routine par les ADA dans de nombreux projets et plus particulièrement pour la surveillance et la caractérisation des troubles et affaiblissements des colonies d’abeilles . Il est nécessaire de décrire des colonies touchées par un affaiblissement ainsi que leur état sanitaire et leur exposition aux contaminants pour mieux connaitre les cas « de terrain » et acquérir des références permettant de caractériser ce phénomène préoccupant.

Une autre préoccupation majeure en apiculture concerne la surveillance de l’infestation des colonies en varroas. Au niveau individuel, l’apiculteur souhaite connaitre l’infestation de son cheptel pour décider une intervention contre varroa ou estimer l’efficacité d’un traitement. Un des objectifs à long terme est de pouvoir caractériser les niveaux d’infestation et de les contextualiser : décrire la pression parasitaire des colonies et des ruchers selon la stratégie de lutte employée, l’histoire des colonies et leur environnement ou encore la saison et l’année permettra l’interprétation des résultats d’une surveillance individuelle. La définition de lignes de base de l’infestation dans un contexte donné est nécessaire pour identifier des situations « anormales » (« année à Varroa », échec d’un traitement, etc.) et alerter les apiculteurs. Elle nécessite l’acquisition de données d’infestation contextualisées issues de la surveillance individuelle et, dans un cycle vertueux, doit permettre aux apiculteurs d’interpréter les résultats de leur surveillance et donc les inciter à surveiller la pression parasitaire de leur cheptel. La première étape pour atteindre cet objectif ambitieux est de standardiser une méthode parmi celles qui existent pour estimer la pression exercée par varroa sur les colonies.

L’indicateur de pression parasitaire obtenu par lavage d’un échantillon d’abeilles, appelé familièrement « Varroas phorétiques pour cent abeilles ou VP/100 ab », est vulgarisé par les ADA auprès des apiculteurs. Il correspond au nombre de varroas phorétiques moyen observé dans un échantillon de cent abeilles prélevé sur un cadre de la colonie. L’objectif n’est pas de quantifier exactement le niveau d’infestation des colonies : avec cette méthode, seuls les varroas phorétiques sont considérés et le résultat peut dépendre de l’échantillon d’abeilles prélevées en cas de très faible infestation. Cependant elle permet d’obtenir un indicateur fiable du niveau de pression parasitaire d’un rucher en respectant un protocole de prélèvement d’abeilles et d’échantillonnage du rucher validé scientifiquement. Bien que son emploi soit réservé aux périodes pendant lesquelles il est possible d’ouvrir les ruches et prélever des abeilles, avec parfois le risque de prélever la reine pour les praticiens non aguerris, cette approche est considérée comme la plus adaptée pour un déploiement, de par sa praticité et l’obtention d’un résultat en temps réel (à la différence du suivi des chutes naturelles pour lequel un délai minimum de chutes est à respecter pour obtenir une mesure consolidée). Dans ce but, de nombreuses ADA ont créé des tutoriels de vulgarisation de la méthode de prélèvement et de lavage des abeilles sous forme de plaquettes (figure 1), de fiches techniques ou de vidéos dans lesquelles elles décrivent les différentes méthodes de lavage (avec détergent, sucre glace ou CO2). Ces tutoriels sont diffusés auprès des apiculteurs lors d’actions d’information et de formation et sont disponibles, par exemple, auprès de l’ADAAQ, de l’ADAPI, de l’ADA AURA.

La lutte contre varroa ne se limite plus à un traitement en fin de saison. Les limites d’une telle stratégie « fin de saison » et l’apparition de plusieurs médicaments à base d’acides organiques, a entrainé une révision des stratégies de lutte ces dernières années (voir ci-dessous). En lien avec la disponibilité de moyens de lutte au cours de la saison, il est important de pouvoir renseigner les apiculteurs sur les niveaux d’infestation selon l’année ou les moyens de lutte employés précédemment. Ces références peuvent être utilisés par l’apiculteur pour situer un niveau de pression observé sur un rucher parmi ceux correspondant à une même période de l’année (figure 2) ou selon les interventions réalisées contre varroa (figure 3). L’interprétation peut aussi être faite au regard de l’effet attendu du parasite sur les performances des colonies au cours d’une miellée (figure 4) ou évaluer le risque encouru lors de la mise en hivernage (figure 5).

Les mesures de « VP/100 ab » collectées par les ADA à travers les différents projets constituent déjà une base de données de référence sur les niveaux atteints dans diverses situations. Cela pourrait servir de base pour créer un observatoire Varroa coordonné, standardisé et d’envergure nationale.

Tester de nouveaux moyens de lutte contre Varroa

Face à la difficile maîtrise du parasite dans les ruchers, les ADA expérimentent de nouveaux moyens de lutte en particulier destinés aux apiculteurs engagés en agriculture biologique (AB) ou souhaitant une gestion du parasite sans recours aux acaricides de synthèse. Ainsi, la pratique d’encagement de la reine combinée à une application d’acide oxalique (photo 1), largement répandue en Italie, est appliquée depuis plusieurs années par un groupe d’apiculteurs du Groupement des Producteurs de Gelée Royale (GPGR). Cette pratique crée une absence artificielle du couvain, condition indispensable à l’efficacité de l’acide oxalique contre le Varroa. Plusieurs ADA (voir encadré) expérimentent l’encagement dans les conditions de l’apiculture locale afin d’évaluer sa faisabilité, son efficacité et les risques encourus par les colonies (perte de reines suite à l’encagement, reprise de ponte des colonies, etc.). Le retrait de couvain qui représente une alternative à l’encagement des reines est aussi en cours d’étude.

Par ailleurs, les ADA participent avec l’ITSAP-Institut de l’abeille à l’évaluation de traitements ne disposant pas d’AMM en France (voir encadré). Les démarches administratives nécessaires ont été réalisées auprès de l’Anses pour « importation en vue d’expérimentation » des préparations commerciales. Les résultats prometteurs obtenus avec l’Aluen CAP® (photo 2), une préparation commerciale développée par une coopérative apicole d’Argentine et disposant localement d’un agrément, ont motivé les ADA à poursuivre leurs essais. Constitué de lanières contenant de l’acide oxalique, l’Aluen CAP® permet de traiter efficacement les colonies malgré la présence de couvain operculé. Les essais ont permis de quantifier l’efficacité de ce traitement, de mettre en évidence un risque de baisse d’efficacité en cas de rognage des lanières par les abeilles ou encore de montrer une efficacité améliorée en cas de renouvellement des lanières.

Mortalités massives aiguës : les ADA comme premier interlocuteur

Les ADA se sont impliquées depuis longtemps dans l’accompagnement de leurs adhérents dans les dispositifs successifs de déclaration des troubles ou des mortalités aiguës des abeilles. En effet, les apiculteurs étaient peu familiarisés avec les démarches à réaliser ou ne connaissaient pas les personnes ressources ou les services ad hoc. Plusieurs ADA comme l’ADA FC, l’ADAM ou l’ADARA se sont alors fortement mobilisées et impliquées pour faciliter leurs démarches : pour faire le lien avec les Directions Départementales en charge de la Protection des Populations (DDecPP, ex-services vétérinaires) mais aussi pour les épauler dans la réalisation de leurs interventions.

Lorsque les DDecPP se sont révélés défaillants (incapable de communiquer des résultats d’analyse ou simplement d’intervenir), les ADA se sont alors mobilisées : parfois pour compléter l’intervention des DDecPP en doublant les échantillonnages et les analyses, voire même pour les suppléer lorsqu’elles ne pouvaient pas se déplacer. Bien que les ADA n’aient pas les prérogatives permettant de faire reconnaitre les résultats de leurs analyses au même titre que celles réalisées par les services de l’Etat, l’objectif était de fournir aux apiculteurs des éléments de compréhension sur les causes possibles à l’origine de la mortalité de leurs colonies. De ce fait, de nombreux apiculteurs professionnels confrontés à des cas de mortalité sur leur cheptel s’adressent donc en priorité à leur ADA, identifiée comme interlocuteur de proximité fortement impliqué dans l’apport d’éléments de réponses. Outre ce rapport privilégié avec les apiculteurs, les ADA ont aussi développé des relations privilégiées avec les services de l’Etat de leur région ainsi qu’avec les vétérinaires référents en apiculture dans le cadre de leurs actions de terrain et au sein des filières locales.

Les ADA sont aussi impliquées dans plusieurs projets relatifs à l’étude de l’état sanitaire des colonies : par exemple le projet « Affaiblissement » (coordonné par l’ITSAP) visant à décrire les colonies et constituer des références permettant de caractériser des cas d’affaiblissement ou le projet BAPESA (en partenariat avec l’ITSAP) pour la recherche des causes de mortalité ou d’affaiblissement des colonies et l’étude du lien avec la présence d’élevages. Elles constituent des opérateurs de terrain qui connaissent les spécificités locales, mais surtout des interlocuteurs qui permettent de contacter et mobiliser les apiculteurs facilitant ainsi l’accès aux colonies. De même, le projet d’Observatoire des résidus de pesticides repose sur un réseau de ruchers d’étude constitué et entretenu grâce à l’implication forte des ADA partenaires (ADAPI, ADA Occitanie, ADAAQ…). Elles appliquent les méthodes de prélèvement de matrices apicoles (standardisées avec l’emploi des fiches techniques réalisées par l’ITSAP) pour la recherche de composés chimiques ou d’agents pathogènes, mais aussi leur référencement, leur conservation et leur envoi pour analyse à un laboratoire (voir l’annuaire de l’ITSAP).

Des perspectives d’implication dans la nouvelle gouvernance sanitaire et dans les observatoires nationaux

Les travaux des ADA pour lutter contre Varroa visent à :

• Promouvoir auprès des apiculteurs un outil d’évaluation de la pression parasitaire pratique et standardisé
• Décrire les niveaux d’infestation des colonies selon différents contextes
• Etablir des références et des seuils pour interpréter ces résultats
• Valider ou expérimenter des moyens de lutte

Ces résultats sont diffusés par les ADA aux apiculteurs sous forme d’articles, de bulletins d’information ou d’ouvrages plus spécifiques (comme le Mémento de l’apiculteur de la Chambre d’agriculture d’Alsace) mais aussi par des communications orales ou de posters lors de journées techniques, des interventions en assemblées d’apiculteurs (syndicats, GDSA) ou dans les formations que délivrent certaines ADA à leurs adhérents, parfois en lien avec un partenaire (chambre d’Agriculture, GDSA). Ils constituent une quantité de connaissances sans équivalent et accessible aux apiculteurs mais aussi aux acteurs du sanitaire en apiculture comme les GDS, les vétérinaires, etc..

Pour mieux valoriser encore les travaux des ADA, un partenariat est à construire avec les acteurs du sanitaire : pouvoirs publics, vétérinaires, GDS/OVS, laboratoires pharmaceutiques spécialisés, etc. afin que les actions engagées sur les méthodes de lutte contre Varroa et les résultats obtenus aient des répercussions en termes de gestion de la lutte, d’autorisation de nouveaux médicaments en France ou d’évolution des protocoles d’application de médicaments existants.

L’implication des ADA dans de nombreux projets, avec l’appui de l’ITSAP pour la standardisation et la coordination de certaines réalisations, leur permet de détenir des compétences (méthodologie d’évaluation des colonies, application de protocoles de prélèvement et connaissance des ressources pour l’analyse, etc.) et une reconnaissance de la part de leurs partenaires scientifiques et de l’administration. Les ADA et leur réseau constituent des interlocuteurs incontournables pour la constitution de ruchers d’étude (constitution et entretien d’un réseau d’apiculteurs et de ruchers accessibles) mais aussi pour la mise en place et la réalisation de projets d’observatoires et de surveillance sanitaire en apiculture à grande échelle. Comme pour toute organisation l’implication des ADA requière d’une part une concordance des projets proposés avec leur programme et objectifs propres, mais aussi l’adéquation avec les ressources humaines et financières disponibles. Elle nécessite ensuite de définir les besoins en compétences reconnues (reconnaissance des ADA par les pouvoir publics comme interlocuteur sur les sujets sanitaires, statut des techniciens pouvant intervenir sur les ruchers, nécessité d’un encadrement par un vétérinaire selon les interventions) et quelle place prendre dans la nouvelle gouvernance sanitaire.

Conclusion :

Les ADA sont investies depuis de nombreuses années et à différents niveaux dans l’étude et l’expérimentation touchant au sanitaire en apiculture : développement de méthodes, production de références, expérimentations… Les résultats de ces travaux participent d’une part à la sensibilisation des apiculteurs sur l’importance de la maîtrise du Varroa dans leurs cheptels. Ils représentent une ressource importante sur la connaissance des niveaux d’infestation, leurs impacts sur les colonies et l’efficacité des moyens de lutte disponibles. L’ITSAP-Institut de l’abeille a par exemple réalisé une fiche technique destinée à diffuser les connaissances pratiques et les retours d’expérience sur l’emploi de MAQS® (acide formique) à partir des résultats obtenus par les ADA. De plus l’identification de nouvelles méthodes de lutte contre Varroa et l’évaluation de leur efficacité, de leur praticité et des risques d’effets sur les colonies et les produits de la ruche est une étape indispensable pour améliorer l’arsenal thérapeutique à disposition des apiculteurs. Un autre volet dans lequel les ADA sont fortement investies est l’accompagnement des apiculteurs en cas d’affaiblissement ou de fortes mortalités de leurs colonies. Plus largement leur implication dans les projets de recherche et d’expérimentation leur a permis d’acquérir un savoir-faire et une expérience reconnus par leurs adhérents apiculteurs professionnels et par leurs partenaires : Instituts de recherche comme pouvoirs publics. La surveillance des dangers sanitaires ou des évènements de santé sur les ruchers qui se met en place actuellement doit pouvoir s’appuyer aussi sur les compétences et la relation forte qu’entretiennent les ADA avec les apiculteurs professionnels. Elle nécessite de définir au préalable les modalités d’implication des ADA sur ces actions : positionnement sur les différents sujets sanitaires et dans la nouvelle gouvernance sanitaire, nécessités d’encadrement des interventions. La reconnaissance du rôle des ADA dans le paysage sanitaire apicole et leur implication dans les projets d’observatoire et de surveillance permettra de renforcer les réseaux constitués en ciblant des organisations d’apiculteurs majoritairement professionnels, et détenteurs de la plus grande partie du cheptel répartis sur le territoire.

Acquérir des références sur les moyens de lutte disponibles contre Varroa et en expérimenter de nouveaux : les ADA au cœur de l’expérimentation – exemples de projets de recherche et d’expérimentation dans la lutte contre Varroa.

Le projet Innovar de l’ADA AURA consiste à décrire des itinéraires techniques de lutte contre Varroa et leur effet sur la pression parasitaire des colonies ;

Le projet Franco-Italien Innov’Api de l’INRA implique l’ADAPI et l’ADA Occitanie avec le CNRS pour la partie française. Il consiste à expérimenter l’approche populationnelle dans la lutte contre Varroa et à évaluer son effet sur la santé des colonies et en particulier les virus liés à Varroa, démontrer l’impact économique sur les exploitations et à divulguer et généraliser l’application de cette méthode auprès des apiculteurs ;

Le projet Viva de l’INRA implique l’ADAPI, l’ADAAQ et l’ADAPIC avec l’ITSAP, le CNRS et l’Université d’Aix-Marseille. Il vise à décrire les pratiques d’apiculteurs (pratiques apicoles comme interventions contre Varroa) et caractériser leur lien avec l’évolution de la pression parasitaire pour identifier des éléments d’informations techniques pertinents pour la filière.

Les projets France AgriMer Varroa sont des expérimentations inter-ADA (ADAAQ, ADA Occitanie, ADAPI, ADARA, ADAPIC, ADAGE, ADA Bretagne) coordonnées par l’ITSAP-Institut de l’abeille visant à :

. Quantifier l’efficacité et les effets non intentionnels des préparations commerciales disposant d’une AMM en France (MAQS®, Api-life var®, Api-bioxal® en sublimation ou en dégouttement, Apivar®) ;
. Expérimenter l’emploi de traitements en saison (MAQS®, acide oxalique) et leur effet sur les performances des colonies ;
. Expérimenter l’encagement de reines ou le retrait de couvain en fin de saison et ses effets sur la préparation des colonies à l’hivernage (population de Varroas d’hivers et développement des colonies) ;
. Rechercher et tester de nouveaux traitements ne disposant pas d’AMM en France (Hopguard® en 2013, le Hive clean® en 2015 ou l’Aluen CAP® en 2015 et 2017).

Photo 1 : cage Scalvini placée sur un cadre pour provoquer une absence artificielle de couvain et pouvoir traiter les varroas phorétiques.
Photo 1 : cage Scalvini placée sur un cadre pour provoquer une absence artificielle de couvain et pouvoir traiter les varroas phorétiques.
Photo 2 : expérimentation de l’efficacité de l’Aluen CAP®, lanières de cellulose à base d’acide oxalique permettant le traitement contre varroa sans nécessiter d’absence de couvain.
Photo 2 : expérimentation de l’efficacité de l’Aluen CAP®, lanières de cellulose à base d’acide oxalique permettant le traitement contre varroa sans nécessiter d’absence de couvain.

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Figure 1 : Plaquette éditée par l’ADAAQ pour inciter les apiculteurs à réaliser le suivi d’infestation de leurs colonies.
Figure 1 : Plaquette éditée par l’ADAAQ pour inciter les apiculteurs à réaliser le suivi d’infestation de leurs colonies.
Figure 2 : Références sur les indicateurs de pression parasitaire VP/100 ab obtenues par l’ADAPI et l’ADAAQ selon la période de la saison et l’année (Maisonnasse et al., 2017).
Figure 2 : Références sur les indicateurs de pression parasitaire VP/100 ab obtenues par l’ADAPI et l’ADAAQ selon la période de la saison et l’année (Maisonnasse et al., 2017).
Figure 3 : exemple de références sur les niveaux de pression parasitaire observés dans les ruchers selon le traitement employé (ADAPI, 2014).
Figure 3 : exemple de références sur les niveaux de pression parasitaire observés dans les ruchers selon le traitement employé (ADAPI, 2014).
Figure 4 : Lien entre performance et charge en varroas (VP / 100 ab) lors de l’observatoire de la miellée de lavande (APIMODEL 2009-2016). © INRA, A. Kretzschmar.
Figure 4 : Lien entre performance et charge en varroas (VP / 100 ab) lors de l’observatoire de la miellée de lavande (APIMODEL 2009-2016). © INRA, A. Kretzschmar.
Figure 5 : Lien entre niveau de pression parasitaire et taux de survie des colonies en hiver issu du projet Interapi (partenariat INRA ITSAP-Institut de l’abeille ADAPIC)
Figure 5 : Lien entre niveau de pression parasitaire et taux de survie des colonies en hiver issu du projet Interapi (partenariat INRA ITSAP-Institut de l’abeille ADAPIC)

Dernière mise à jour

2018-03-12 11:10:20