Le miel : un produit encadré par la loi

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Qu’est-ce que le miel ? Ce produit naturel et sucré est protégé par la loi qui en donne une définition précise.

 

 

 

La définition du miel dans le monde, en Europe et en France

Le miel est produit par les abeilles et constitue l’alimentation de la colonie, avec le pollen. Pour assurer au consommateur un produit authentique et de qualité, une définition du miel a été formulée par le législateur, qui a également fixé certaines de ses caractéristiques.

À l’échelle internationale, le miel est défini par le Codex alimentarius, dont les recommandations ne sont pas contraignantes mais servent souvent de base aux échanges commerciaux et pour établir les règles nationales. Pour le miel, le « Codex » reprend en partie la réglementation qui s’impose à tous les apiculteurs européens.

À l’échelle européenne, le miel est défini par une directive, c’est-à-dire un texte qui doit être transposé par chaque état membre de l’Union européenne dans sa propre législation. Il s’agit de la directive n°2001/110, dite « directive miel ».

Celle-ci est reprise dans son intégralité dans le droit français (décret 2003-587, dit « décret miel »). C’est donc ce texte qui s’applique à tous les apiculteurs français. Voici comment est défini le miel :

 « Le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l’espèce Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu’elles butinent, transforment en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. »

Des critères physico-chimiques fixés par la loi

Prenant en compte la diversité des miels, le législateur a fixé certains critères physico-chimiques permettant de s’assurer de leur qualité, et de les différencier. La directive miel définit également des critères de qualité pour les miels destinés à l’industrie, qui seront utilisés par exemple pour la pâtisserie ou les cosmétiques.

Ainsi, la teneur en eau du miel est réglementée, car si celle-ci est trop élevée, elle favorise les risques de fermentation du miel. De même, la teneur en hydroxyméthylfurfural (HMF) et l’indice diastasique témoignent du vieillissement du miel lié à un stockage prolongé ou un chauffage excessif. La teneur en différents sucres renseigne sur l’origine florale d’un miel (miel de nectar ou miel de miellat) et peut permettre de détecter des pratiques d’adultération. D’autres critères physico-chimiques ont été définis (teneur en matières insolubles dans l’eau, conductivité électrique, acidité, etc.).

Des bonnes pratiques apicoles

De bonnes pratiques apicoles permettent de s’assurer de la qualité du miel, de préserver ses caractéristiques  et de vérifier que celui-ci est bien conforme à la loi. Il s’agit par exemple de bien choisir le moment de la récolte, de maîtriser les conditions de température de travail et de stockage du miel, etc. (Voir la fiche C1 du Guide des bonnes pratiques apicoles : Respecter les critères physico-chimiques du miel fixés par la réglementation dans le).

Tous ces critères donnés peuvent être contrôlés par l’analyse des miels en laboratoire.

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Dernière mise à jour

2015-09-17 17:04:48