Qualité et valorisation des produits de la ruche

 

Mettre en place des systèmes de traçabilité pour assurer la qualité des produits de la ruche


Mieux connaître les caractéristiques des produits de la ruche (composition, propriétés…), comprendre les problèmes liés à leur qualité (conservation, naturalité, adultération…) font partie des thématiques abordées au sein de la Commission "Qualité et valorisation des produits de la Ruche".





La commission réfléchit et travaille d’ailleurs sur la réalisation d'outils en direction du "paquet hygiène" (Règlement (CE) n°852/2004 du 29 avril 2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires) et ce, afin de répondre aux attentes des consommateurs.


L’étude des marchés, la participation à la valorisation des produits apicoles notamment à travers les démarches de certification sont aussi au programme des travaux de la commission.


Objectifs

Pour répondre aux attente de la filière, les membres de commission "Qualité des produits de la ruche" se sont donc fixés plusieurs missions comme

  • proposer et faire valider par les administrations un Guide des Bonnes Pratiques d’Hygiène en Apiculture (GBPHA) au niveau de l’exploitation. Ce guide s’adresse aux apiculteurs dès lors qu’ils commercialisent du miel, de la gelée royale ou du pollen. Il concerne toutes les étapes de la préparation des ruches jusqu’à la sortie du produit de l’établissement de production. Il s’agit donc de déterminer les dangers pertinents que les apiculteurs doivent prendre en compte pour mettre en place des bonnes pratiques d'hygiène.

 

  • développer des outils pour aider les apiculteurs à assurer la traçabilité et la qualité des produits mis en marché (cahier de miellerie, appui technique pour la mise en place et la gestion des signes de qualité IGP, AOP, labels, AB…)

 

  • appuyer techniquement la filière apicole dans le cadre de la lutte contre l’adultération des miels et de la gelée royale. Un état des lieux (synthèse bibliographique) sur le phénomène de l’adultération des miels (et de la gelée royale) sera effectué pour ensuite réfléchir et définir les actions à mener pour aider la filière à lutter contre ce phénomène de contrefaçon.

 

Responsables professionnels : Jean-Yves Foignet et Claude Noël

Animatrice: Cécile Ferrus, cecile.ferrus(at)itsap.asso.fr

 

Actualités

 

L'annuaire des laboratoires d'analyses apicoles

Pour répondre aux besoins des apiculteurs et techniciens de la filière apicole, l’Institut a créé une base de données regroupant une cinquantaine de laboratoires référencés en fonction des analyses qu’ils pratiquent sur les matrices apicoles (abeilles, couvain, miel, cire, etc.), en France et dans les pays limitrophes (Allemagne, Belgique, Italie et Suisse).


Destiné aux apiculteurs, aux structures de développement de l’apiculture et aux chercheurs, cet outil est issu d’une enquête réalisée en 2011 auprès des laboratoires concernant les analyses indispensables à la filière apicole.


Accéder à l'annuaire

Voir communiqué de presse


MIEL et OGM

Concernant l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) sur l’affaire dite "Bablok", l’ITSAP-Institut de l’abeille suit l’évolution du dossier, en lien avec les syndicats, les administrations, etc.

A ce titre, l’ITSAP-Institut de l’abeille était présent les 13 et 14 décembre au Workshop international organisé à Berlin par le Ministère Allemand de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la protection du Consommateur.


Ce colloque portait sur les conséquences de l’arrêt de la CJUE du 6 septembre 2011 sur la présence de pollen OGM dans le miel, pour l’étiquetage et les cultures OGM en Allemagne et dans l’Union Européenne.


Voir compte-rendu du workshop (version française)

Voir programme et présentations du workshop (version anglaise)


Dans le cadre de son étude sur l’offre en analyses des laboratoires, l’ITSAP-Institut de l’abeille a également identifié les laboratoires réalisant des analyses concernant les OGM (screening, identification et quantification d’OGM). Les informations concernant les laboratoires proposant ces analyses ainsi que les caractéristiques de ces analyses sont disponibles, en cliquant ici.


Par ailleurs, le Conseil d’Etat a décidé le 28 novembre 2011 de l’annulation du moratoire français sur le maïs MON 810. Le gouvernement français, et en particulier les ministères de l’Environnement et de l’Agriculture, ont réaffirmé leur souhait de maintenir le moratoire français.

 

Pour plus d'informations sur les OGM en apiculture, cliquez ici


Avancée du GBPHA

L’étude initiale, première partie du guide des bonnes pratiques, a été présentée aux organisations de la filière apicole en mai 2010. Elle précise l’objectif, le champ d’application, la description des produits, l’identification et l’analyse des dangers ainsi que la bibliographie. Suite à sa validation par la filière, l’étude initiale a été déposée au printemps 2011 à la Direction générale de l’alimentation (DGAL).


Elle a été transférée, pour avis, à la DGS (Direction générale de la santé) et à la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). D’autre part, une saisine de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES - ex AFSSA) a été faite par la DGAL en 2011 afin de recueillir son avis scientifique sur le choix des dangers retenus dans l'étude initiale. L’avis de l’ANSES sera rendu en 2012.


Parallèlement, l’ITSAP-Institut de l’abeille continue le travail avec les ADA afin de rédiger la deuxième partie du guide. Celle-ci portera sur les bonnes pratiques d’hygiène au niveau du rucher et de la miellerie. 


Point d’étiquetage

 

Suite au souhait de l’ANSES et de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) d’un étiquetage spécifique des pots de miel comme moyen de prévention du botulisme infantile, l’ITSAP-Institut de l’abeille a fourni une note technique à la filière démontrant qu’un tel étiquetage ne serait pas pertinent et pourrait porter préjudice à l’économie de la filière. En septembre 2010, le ministre chargé de l’Agriculture a fait part de son avis. Il propose d’étudier des pistes de communications alternatives à l’étiquetage, comme celles annoncées dans la note technique de l’ITSAP, il mais juge important d’intégrer ce danger dans le GBPHA. Aussi ce danger (lié à la bactérie Clostridium botulinum) a été rajouté dans le GBPHA en tant que risque microbiologique du miel et les bonnes pratiques pour maîtriser ce risque seront étudiées. La question, portée par la DGCCRF, est débattue actuellement par les trois ministères (Santé, Agriculture, Economie).